ATB Finance

Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /2007 09:36

La Fed a tranché hier soir. C'est -0.5, escompte compris. C'est la première décision d'envergure de Ben Bernanke, c'est aussi la première baisse des taux depuis quatre ans, pour celui qui jusque là, avait eu un certain mal à se glisser dans le costume de son prédécesseur. Il faut aussi reconnaître que ce dernier avait décidé de ne lui laisser qu'un demi-costume en multipliant les interventions, les déclarations. Pourtant par ce geste, Bernanke acquiert toute son indépendance mais s'il se glisse définitivement dans le costume de premier banquier central du monde, c'est pour mieux emboîter les pas de son prédécesseur. La Fed réédite donc ses sauvetages des crises de 97 (Asie), 98 (LTCM) et 2000/01 (internet).
Alors que le consensus des économistes pariait à 85% pour une baisse de 0.25, celui des intervenant de marchés parait lui sur une baisse de 0.50. Cette dichotomie, que certains décriront comme le monde réel contre le monde virtuel, met pourtant l'accent sur une des contraintes les plus fortes qu'on a gérer les banquiers centraux. 
Il y a à peine une semaine, la BOE (Bank Of England) qui ne fait jamais rien comme les autres, clamait haut et fort qu'elle ne cèderait pas face à la spéculation et qu'elle n'injecterait pas de liquidités dans l'économie à l'instar de ses cousines Fed et BCE. Ces propos, bien assénés, n'auront donc tenus qu'une petite semaine face à la réailté d'épargnant et d'actionnaires affolés par une éventuelle faillite de la banque britannique Northern Rock. La BOE a donc servi de prêteur en dernier ressort face à l'impuissance du marché bancaire à assurer la liquidité nécessaire en période de crise.
Alors la question qu'il convient de se poser est de savoir si le rôle des banque centrales est de sauver les "canards boîteux" de l'économie, fut-elle financière?
La Fed a pour objectif statutaire la lutte contre l'inflation, la promotion de la croissance, et le maintien d'un chômage aussi bas que possible.
La BCE a pour objectif la lutte contre l'inflation, seul et unique objectif, règle arraché par les allemands qui voulaient reproduire avec l'euro ce qu'ils avaient avec le D-Mark, à savoir une monnaie forte voire dominante (et qui se méfiait terriblement du "laxisme" français en matière budgétaire).
Nulle part, n'apparaît dans les ordres de mission de nos banques centrales, le sauvetage des canards boîteux.
Alors pouquoi les chantres d'un monétatisme rigoureux, d'un libéralisme strict se permettent-ils autant d'entorses aux règles qu'ils édictent eux-mêmes? Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais! serait-t-il devenu le leitmotiv inavoué des banquiers centraux?
C'est un constat qui s'impose à eux! Il faut sauver le soldat spéculateur! Constat de réalité complexe et souvent impénétrable pour le commun des mortels. L'interdépendance, l'interconnexion, la financiarisation de l'économie (outrancière pour certains), des produits structurés de plus en plus complexes... voilà les raisons qui expliquent l'intervention des banques centrales.
Abandonner un acteur financier, c'est lancer le signal que dorénavant la partie se joue sans filet. C'est enfin reconnaître que la liquidation de l'inflation, ce mal des années 70/80, s'est traduit par une inflation des actifs financiers, immobiliers et matières premières. C'est aussi indiquer que le système qui marche sur l'eau depuis l'effondrement du mur de Berlin en novembre 89 peut s'arrêter. S'ensuit un "jeu" entre les intervenants de marché, les opérateurs paniquent et font baisser les marchés, baisse des marchés qui peut avoir un effet démultiplicateur sur "l'économie réelle", obligeant ainsi à des interventions des banquiers centraux par des baisses de taux. Baisses de taux qui, selon les cas, et c'est le cas aujoud'hui, vont engendrer les crises du futur. La crise du subprime n'est que la conséquence de l'injection massive de liquidités après le 11 septembre 2001.
Alors le dilemne proposé aux banques centrales n'est pas mince. Dans quelques mois, nous aurons une vision plus claire de la situation économique et financière. Mais repousser l'échéance en refusant de "purger" l'économique par le financier, c'est accepter d'avoir à gérer une autre crise dans quelques années. Et si l'histoire économique nous apprend quelque chose c'est bien que plus on repousse une crise, plus elle sera violente.

Par Zenitud - Publié dans : ATB Finance
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Vendredi 5 octobre 2007 5 05 /10 /2007 09:08

Bonjour à tous
Je vais ajouter des "arguments" à la newsletter en commentant certains des trades réalisés lors des séances "trades en direct" comme hier et avant-hier. J'aurais pu les mettre sur le blog, mais je me rend compte, à tort ou à raison, que l'accumulation d'articles risque de nuire à la "lisibilité" du blog. Donc si vous souhaitez comprendre les trades dans le détail, inscrivez-vous à la newsletter (en haut à droite).
Sinon si j'en juge par la fréquentation du blog, vous avez l'air d'apprécier les "trades en direct", donc je le répète, n'hésitez pas à laissez des commentaires. Un grand merci à Dark qui n'hésite pas à participer de manière active et constructive avec des plans de trades rigoureux.
Merci aussi à tous ceux qui ont laissé des commentaires surle blog ou en mail. Pour les autres, votre silence présent est le gage que vous appréciez le blog et je vous en remercie aussi.

Bon trading à tous

Par Zenitud - Publié dans : ATB Finance
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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /2007 09:06
Si vous souhaitez être tenu au courant de la parution des articles  (trades en direct, interviews...) vous pouvez vous inscrire à la newsletter (en haut à droite). Je suis en train de préparer la prochaine interview, elle devrait être bouclée pour la fin de la semaine prochaine. Vous pouvez essayer de deviner qui sera le prochain interviewé.
De plus, j'essaye de décrire des trades dans le détail, articles uniquement envoyés aux abonnés pour ne pas surcharger blog.

Bon trading à tous

ZenT
Par Zenitud - Publié dans : ATB Finance
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /2007 11:18

Video de John Carter sur ABC News
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Par Zenitud - Publié dans : ATB Finance
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Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /2007 08:00
Le trading repose sur trois piliers: de la technique (stratégies d'entrées et de sorties), de la gestion du capital et du risque, et  de la mise en  oeuvre (le trader, sa psycho et sa discipline).

La gestion du capital et la gestion du risque (money management et risk management) sont essentielles à la réussite en trading. On me demande souvent si l'un des piliers est plus important que l'autre. Je réponds invariablement la même chose: enlevez un des piliers à votre construction et vous me direz si l'édifice tient encore la route.

La gestion du capital

Le capital est "capital" pour le trader. Le jeu de mot est facile mais il n'est pas innocent. Le capital représente l'outil de travail du trader. Sans capital un trader n'est plus un trader. C'est simple et direct. Protéger son capital est donc la principale préoccupation d'un trader.

Les traders débutants sont attirés par les feux de la rampe du trading pour son aspect le plus sympathique: les gains. Ils en oublieraient presque les pertes. L'information est aujourd'hui suffisamment diffusée et tout le monde sait que 90% des traders renoncent au bout de quelques mois/années, après avoir entamé leur capital de manière plus ou moins sérieuse. Pourtant à chaque fois que je discute avec des traders débutants, il leur vient rarement à l'esprit qu'ils pourraient faire partie des ces 90% de traders perdants. Ils sont persuadés que l'échec s'arrêtera à leur porte et ne la franchira pas.

Pour réussir à survivre sur les marchés, vous devez donc avoir l'obsession de la protection de votre capital. Pour cela vous allez mettre en place des règles de gestion du risque. J'y reviendrai de manière détaillé dans un prochain article. Mais une fois ces règles mises en place, il va s'agir de les appliquer. Si je donne l'impression ou le sentiment d'enfoncer des portes ouvertes, c'est que vous n'avez jamais tradé.

La plupart des règles que les traders établissent sont mises en place "à froid", dans le calme et la concentration d'un bureau, loin de l'excitation des marchés, de courbes virevoltantes et de P&L cramoisis. Dès lors que le trader se retrouve sur le champ de bataille, il risque d'oublier les règles de gestion de son capital.
Premier point positif: vous faîtes partie des traders qui ont des règles de gestion. Mais il faut pousser votre avantage plus loin car si ces règles en restent au stade des bonnes intentions, votre trading et votre compte risque de ne pas en ressentir les effets bénéfiques.
Vous vous êtes fixé un montant ou un pourcentage de votre capital que vous ne pouvez pas perdre par journée, par semaine et par mois. Vous devez être conscient que déroger une seule fois à cette règle revient à renoncer à devenir un jour un trader brillant. La discipline doit devenir une arme entre vos mains et plus une contrainte nécessaire.
Si vous avez atteint votre perte maximale quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle, vous fermerez votre plateforme de trading et laisserez ouverts vos ordinateurs pour travailler sur ce que vous avez fait et que vous n'auriez pas dû faire pour ne pas en arriver là.
Selon que vous êtes trader débutant, moyennement confirmé ou chevronné, vous pourrez vous accorder une plus grande latitude. Selon que votre capital aura été nourri par vos gains ou pas, aussi.
Mais prenez définitivement conscience que vous devez protéger votre capital. Vous devez pouvoir encaisser, sans broncher, votre pire série de pertes, et pouvoir rebondir sans avoir altérer votre capacité à trader, votre outil de production.

Les mathématiques ont ceci de charmant que si vous perdez  20% de votre capital, il vous faudra 25% de gain pour revenir à votre capital initial. Si vous perdez 50%, il vous faudra faire 100%. En résumé, plus vous serez mauvais et plus vous devrez être bon pour revenir dans la course.

Respectez donc vos règles, ayez des règles strictes, et ne vous laissez jamais affoler par les marchés dans ces journées qui déchirent les comptes de trading en faisant multiplier les erreurs aux traders.

Il est difficile de fixer un pourcentage "en l'air" car selon la taille du compte, la capacité du trader et son aversion au risque, son type de trading, il ne réagira pas de la même manière qu'un autre. Une chose est sûre, plus vous débutez, et plus vous aurez intérêt à avoir une gestion serrée: perdre plus de 1.5 ou 2% par jour pour un débutant devrait lui sembler innacceptable et j'espère que c'est le cas et sûrement pas plus de 5/6% par mois.

A suivre...

Bon trading à tous

ZenT
Par Zenitud - Publié dans : ATB Finance
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